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Passé
les conceptions newtoniennes qui se rattachent à se materniser
du monde
et de ses lois, tel un Œdipe en puissance, justifié en ses
propres
concepts, mais on pourrait presque aussi bien dire en ses
délires... la
preuve en faisant foi de loi, il se retourne, au sujet de la dimension,
fusse-t-elle scientifique ou poétique, voire linguistique, comme
en ce
vocable lacanien qui de dimension s'en tient à la mention du
dit. En
voilà une de lâchée. Elle fait trait sur la
surface. Elle
fonctionnalise l'approche même du monde. De séparé
de son dire, le
Sujet se corporise. Il en est là d'une singulière
offrande à l'Autre
nouée en diverses fonctions d'objet.
En référence aux dictionnaires de psychanalyse et aux
littératures qui
en traitent, essayons de reprendre les concepts newtoniens pour les
replacer au niveau des discours lacaniens. Je reprends ici notes et
schémas des conférences de Richard ABIBON.
Qu'il soit chaleureusement remercié des risques et du travail de
formulation qu'il entreprend ainsi que de la simplicité de son
accueil.
J'y inclus une grille anthropologique des couleurs issue de mes
recherches quant à son utilisation plastique. Passant de Gœthe
à
Kandinsky, de l'Infrarouge à l'ultraviolet, voyons les choses
dans
l'ordre.
Trente années passées à utiliser la gamme
chromatique m'a laissé une
symbolique qui s'applique à correspondre à des
repères certes
anthroposophiques, du moins proche de ce que l'on entend par pulsion,
ce réflexe enraciné au corps. Il est difficile de ne pas
voir dans le rouge la couleur du sang,
fusse-t-il rédempteur, du moins coule-t-il dans les
veines du règne animal, s'échappant de la blessure,
scellant le traité
du primat du visible. Pas grande différence d'avec le jaune
urétral,
qui s'échappe sous la pulsion aux racines anatomiques du premier
constat des différences, lumière d'un Sarastro musical
qui n'en brille
que plus de son rayon tutélaire. Opposé à ces
couleurs chaudes et
organiques, le vert et le bleu font office de couleurs sublimales. Vert
phytologique, tylliesque, de Tyllia, la nymphe qui soigne du liber du
tilleul, il interroge comme le phosphoré des
aiguilles. Reste le bleu du ciel ou du regard, pays de l'ailleurs,
lettre s'il en est...
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Pour plus de correspondances, voir
'Odes à la
Lumière'
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Armé de
cette charte, nous pouvons tenter d'entrevoir l'articulation
de la dimension dans le risque de la parole. Sortit de la
tutélarité
des lois physiques, le corps même du concept n'en existe qu'en
son
énoncé. A reprendre l'idée d'orthogonalité
qui soutend les
représentations euclidiennes, newtoniennes, jusqu'à
einsteiniennes, on
notera que la notion de dimension — point (0) - ligne (1) - plan (2) -
espace (3) - temps (4) — nait d'un changement de direction
de la même et unique fonction primaire dirons-nous, le concept
représentatif découlant des conjugaisons de cette
fonction n'en étant
que le corolaire imagé : x —> f(x).
Parler de réalité s'entend en cette caverne d'Alibaba, en
ce refuge du
Nouveau Monde, en ce Pays de l'Autre, en cette représentation
dont les
repères s'éloignent au long des axes orthonormés
comme autant d'autres
représentants, d'autres prétendants, d'autres quarante
voleurs, qui
bien sûr s'occupent des pommes d'or de l'Arbre de la Connaissance
et
qui bien sûr s'entendent à la perfection dans les
falsifications
obligées des lois de la gomme, à toujours refaire la page
au plus
offrant, au plus utilitaire, au plus totalitaire, bref à faire
de la
dimension un droit à toujours plus en faire, du mensonge.
Mise en virtualité sur un système orthonormé,
qu'il soit publicitaire
ou religieux, qu'il fasse appel à l'image ou au verbe, à
la couleur ou
à la métaphore, à la légende mythologique
ou au refoulement pulsionnel,
le cœur de mon travail — certes d'artiste, représentateur de
choses,
mais pour cet acte de mise en page, ne faut-il en avoir lu les
matériaux composants, — le propos de mon dire est donc de
déceler le
d'où cela parle et l'à qui cela s'adresse, tant est que
devant le choix
des fuites en exil, le sujet ne se rencontre qu'en son fort
intérieur,
page d'une altérité qui n'en est pas moins mise à
l'épreuve des
figures, de leur pertinence, voir de l'existentialité même
de leur
parole en elles-mêmes, lieu des identifications, des nominations,
des
reconnaissances intrinsèques bien loin des usurpations ! |
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Alors maintenant,
continuerai-je sur cette lancée, à essayer prodiguer en
écriture ce qui
fait l'habitation de l'homme en poète de sa propre existence ?
Il y a
un danger ou du moins je pressens l'ennemi majeur et sa manifestation
: l'inconscient et son plus fidèle corolaire, le refoulement. Il
y
aurait tout intérêt à se taire. Ne rien dire ferait
l'affaire de toute
la pantalonnade du transfert, et les pantins de cette supercherie
pourraient continuer à s'approprier les signifiants, la
fonction, les
jouissances et les panoplies d'objets virtuels qui traînent
en-deçà ou
au-delà de notre sacrosainte conscience commune, qui ma foi a
bien du
mal à rester à un stade d'écran, on dit bien de
miroir, pour nous faire
gober ce qui devrait être pris pour le meilleur, l'unique et
l'inaltérable, la pure raison bordant notre univers vital et
surtout
réel.
Elle
s'en est mise à parler en face et me déclare tout de go:
il y a un
problème. Ce doit sans doute être que je ne correspond
plus au moule.
Les temps changent. Disons plus posément que si je mange ce que
l'on me
donne et continue à me taire, je vais en crever, et si je fuis
pour ne
plus entendre cet état de fait, je vais en crever aussi. Alors,
se
taire et ne rien consommer. L'attente, presque la soumission. C'est le
destin qui porte les lettres. Et celles qui parlent sont justement au
lieu du manque. Dans le fait que ça manque, elles disent
qu'elles sont
des lettres. Rien que cela, oui, mais tout cela, c'est
extrêmement
simple. Un contrat dans le transfert. Le papier s'étale sur la
table.
Un petit coup de repassage. Mais ce qu'il y a à se dire, tu le
vois mon
amie, ce qu'il y a à se dire, c'est sous l'eau, du bois
sculpté enfoui
sous les eaux temporelles...
Peut-être pas tout, peut-être pas
tout dans le souvenir, pour l'avoir refoulé, il faut qu'il se
soit
passé, l'évènement, la trace, l'objet qui
s'était payé la face, qui en
avait pris l'écran, et s'imposait de sa toute puissance ou de
son
ultime absence, au gré des arcanes pulsionnelles... La chose
n'est pas
derrière. L'être parlant se propose dans la question du
temps à venir.
Pas d'autre échappée. Le poème s'est chargé
de futur. Il y a un
accomplissement à la lettre. Il y a une application de la
demande.
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à
suivre... |
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